Affaire des "ports africains": ce que la justice reproche à Vincent Bolloré
Vincent Bolloré est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour "corruption d'agent public étranger" et "complicité d'abus de confiance" dans le dossier des "ports africains". Le milliardai
Vincent Bolloré est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour "corruption d'agent public étranger" et "complicité d'abus de confiance" dans le dossier des "ports africains". Le milliardaire conservateur encourt jusqu'à 10 ans de prison et 375.000 euros d'amende, selon une source judiciaire. De la tour Bolloré à la Défense aux quais du port de Lomé au Togo, voici ce que la justice française reproche au milliardaire conservateur et patron de presse (CNews, JDD, Europe 1...) qui a fait fortune dans la logistique maritime en Afrique. "Pacte de corruption" Mars 2010. Au pouvoir depuis 2005, où il a succédé à son père Eyadéma, Faure Gnassingbé remporte l'élection présidentielle au Togo. Selon les juges financiers parisiens, ce scrutin a donné lieu à un "pacte de corruption", "organisé par les plus hautes autorités du groupe" de logistique, présidé à l'époque par Vincent Bolloré. Cinq mois avant le scrutin, l'agence de pub Euro RSCG, devenue plus tard Havas, a commencé à fournir des prestations de communication au dirigeant de 59 ans, relèvent-ils. La facture envoyée à la République du Togo s'élève à 100.000 euros. Un prix "sous-évalué" selon les juges, pour qui le solde a été financé, à hauteur de 300.000 euros hors taxes, par une autre société du conglomérat Bolloré, SDV. "Ménager les bonnes grâces" Dans le même temps, entre septembre 2009 et mai 2010, le groupe Bolloré a obtenu pour deux de ses filiales "des prolongements de durée de concessions, des avantages fiscau