CDEPS soutient Ibrahima Lissa Fall
Convocation dans le cadre du FADP : le CDEPS accuse le ministre
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a apporté son soutien sans réserve au journaliste Ibrahima Lissa Faye, convoqué à la Sûreté urbaine après avoir dénoncé publiquement des irrégularités dans la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). Cette convocation constitue une tentative d’intimidation inadmissible contre un confrère qui n’a fait qu’exercer son métier. Le CDEPS réclame un audit indépendant pour éclaircir les irrégularités constatées.
Le CDEPS a mis en avant des chiffres qui montrent une répartition inégale des fonds du FADP. Les médias de service public et structures de gouvernance accaparent 42,2% du budget, soit plus de 801 millions FCFA, alors même qu’ils bénéficient déjà de financements directs de l’État. La presse privée, elle, ne perçoit que 36,1% du fonds, soit 686,55 millions FCFA.
Le CDEPS rappelle que le FADP avait, à l’origine, été exclusivement conçu pour soutenir les entreprises privées de presse. Cependant, les chiffres actuels montrent un paradoxe criant, avec l’APS, Le Soleil et la RTS cumulant à eux seuls plus du quart du budget total.
À ces déséquilibres s’ajoute une irrégularité qualifiée de particulièrement grave par le CDEPS, qui remarque une ponction de 39,6 millions FCFA qui aurait été opérée sur les allocations de certaines structures au profit de la Maison de la Presse, en dehors de tout cadre légal ou contractuel prévu par les textes encadrant le fonds.
Le CDEPS réclame donc un audit indépendant pour éclaircir ces irrégularités et garantir une répartition équitable des fonds du FADP.
Le CDEPS espère que les autorités compétentes prendront des mesures pour rétablir la transparence et l’équité dans la gestion du FADP.