Éducation au Sénégal
Bilan mitigé après 2 ans de régime Pastef
Deux ans après l’arrivée au pouvoir du régime de Bassirou Diomaye Faye, le secteur de l’éducation au Sénégal présente un bilan contrasté. Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Cosydep, analyse les avancées et les insuffisances du système éducatif. Les efforts pour améliorer l'accès à l'éducation sont notables, mais des défis majeurs persistent.
Sur la question de l’accès, Cheikh Mbow salue le renforcement des Daara et la promotion de la formation professionnelle, notamment à travers les ateliers d’apprentissage. Cependant, il souligne un défi majeur : plus d’un million d’enfants restent toujours hors des structures éducatives. Malgré les dispositions fortes de la loi d’orientation, visant à garantir l’éducation pour tous les enfants de 6 à 16 ans, le taux de scolarisation peine à dépasser les 85% ; de même, le taux de préscolarisation peine à atteindre les 20%.
Le directeur Exécutif de la Cosydep salue également l’ouverture du ministre de l’Éducation nationale et la tentative de stabilisation du système à travers un pacte de stabilité sociale. Toutefois, ce processus reste peu inclusif, certains syndicats de l’enseignement n’y ayant pas adhéré.
Les déficits en enseignants, en salles de classe et en infrastructures adaptées sont autant de défis qui doivent être relevés pour améliorer la qualité du système éducatif. La gouvernance du secteur éducatif doit également être renforcée pour garantir une meilleure coordination et une plus grande efficacité.
Enfin, il est essentiel de noter que les avancées réalisées dans le secteur de l’éducation sont encourageantes, mais qu’il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs fixés. Il est donc crucial de poursuivre les efforts pour améliorer l’accès, la gouvernance et la qualité du système éducatif.
Le bilan du secteur de l’éducation au Sénégal après 2 ans de régime Pastef est mitigé, avec des avancées notables mais également des insuffisances majeures.