Fermeture bases françaises
300 anciens employés sénégalais dans la précarité
Depuis juin 2025, près de 300 anciens employés des bases militaires françaises au Sénégal vivent dans une situation de grande précarité. La fermeture de ces installations a eu des conséquences directes et durables sur ces familles. Les autorités sénégalaises sont interpellées pour obtenir des réponses concrètes.
Les anciens employés dénoncent un abandon prolongé et regroupés au sein d’un collectif, ils témoignent de la gravité de leur situation. Selon Mathieu Sagna, président du collectif, les répercussions touchent plusieurs aspects de la vie quotidienne : « Certains de nos enfants ne sont plus scolarisés, faute de moyens. D’autres parmi nous ne peuvent plus se soigner, alors qu’ils bénéficiaient auparavant d’une couverture médicale via leur IPM », explique-t-il.
Cette situation met en lumière un véritable vide social et administratif, alors que ces familles avaient jusqu’alors une sécurité relative grâce à leurs emplois au sein des bases. Le collectif rappelle que le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, avait évoqué publiquement des solutions de reclassement pour ces travailleurs.
« Depuis ces déclarations, nous n’avons constaté aucune avancée concrète », déplore Mathieu Sagna. Malgré de nombreuses démarches et demandes d’entretien, le collectif affirme n’avoir obtenu aucune réponse satisfaisante, laissant les ex-employés dans un sentiment d’abandon total.
Au-delà des anciens employés directs des bases, le collectif attire également l’attention sur les conséquences indirectes de la fermeture des bases, qui affectent également les communautés locales et les entreprises qui dépendaient de ces installations.
Les anciens employés des bases françaises au Sénégal attendent toujours des réponses concrètes pour sortir de la précarité.