Ibrahima Lissa Faye libre
Mais dans le viseur du parquet dans l'affaire FADP
Le journaliste Ibrahima Lissa Faye a été entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar avant d'être remis en liberté. Il reste cependant sous la surveillance du parquet. Cette affaire est liée à des déclarations qu'il a faites sur la répartition des fonds du Fonds d'appui et de développement de la presse (FADP).
Le journaliste a été convoqué après avoir participé à l'émission RFM Week-end, où il a discuté de la répartition des fonds du FADP. Ses propos ont été relayés par d'autres personnalités, notamment le président de l'ONG Jamra, Mame Makhtar Guèye, qui a également été entendu par les enquêteurs.
La procédure a été lancée par la Direction de la Communication du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui estime que les déclarations en cause sont diffamatoires et portent atteinte à la crédibilité du FADP et à l'image de ses membres.
Les convocations interviennent dans un contexte de tensions entre les autorités et les professionnels des médias autour de la gestion du FADP. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) avait contesté la répartition de l'aide à la presse le 30 janvier 2026.
La liberté de la presse et la transparence dans la gestion des fonds publics sont au cœur de ce débat. Les professionnels des médias exigent plus de clarté et d'équité dans la répartition des fonds, tandis que les autorités doivent garantir que les déclarations publiques ne portent pas atteinte à la réputation des institutions.
L'affaire Ibrahima Lissa Faye souligne les défis de la liberté d'expression et de la transparence dans la gestion des fonds publics au Sénégal.