Justice des mineurs au Sénégal : "76 % des enfants incarcérés", Mme Aissé Gassama Tall plaide pour une réformes des pratiques judiciaires
La Direction Générale de la Protection Judiciaire et Sociale (DGPJS), en partenariat avec l’Agence italienne pour la coopération au développement, a organisé ce 25 mars un atelier consacré à la mise e
La Direction Générale de la Protection Judiciaire et Sociale (DGPJS), en partenariat avec l’Agence italienne pour la coopération au développement, a organisé ce 25 mars un atelier consacré à la mise en œuvre de la politique pénale applicable aux enfants en conflit avec la loi. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de l’accès et de la qualité des services socio-éducatifs de protection de l’enfant (PAQ-SPE), financé à hauteur de 3 millions d’euros par la République d’Italie. Réunissant magistrats, officiers de police judiciaire et éducateurs spécialisés des juridictions de Dakar, Pikine-Guédiawaye, Rufisque, Thiès, Diourbel et Mbour, l’atelier vise à renforcer l’application d’une justice plus protectrice des mineurs. Prenant la parole, la Directrice générale de la DGPJS, Aïssé Gassama Tall, a rappelé que le Sénégal dispose d’un cadre juridique conforme aux normes internationales, notamment la Convention internationale des droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Au plan national, le Code de procédure pénale prévoit des dispositions spécifiques, notamment à travers les articles 566 et suivants qui instituent le tribunal pour enfants. Ces textes privilégient des mesures de protection, d’assistance et de surveillance, la privation de liberté ne devant intervenir qu’à titre exceptionnel. Cependant, la pratique judiciaire révèle un écart préoccupant avec ces principes. « En 2024, sur 3 345 enfants poursuivis, 76