Macky Sall à l'ONU
L'Afrique face à ses vrais maîtres du jeu onusien
La candidature de Macky Sall à la direction de l'ONU soulève des questions sur l'unité africaine et les équilibres géopolitiques. Le soutien africain est-il suffisant pour réussir ? Le Sénégal, pays d'origine du candidat, a-t-il les moyens de peser dans ce processus ?
La candidature de Macky Sall à la direction de l'ONU a été déposée le 3 mars dernier, mais elle ne mise pas uniquement sur le soutien africain. En effet, 13 pays ont dit non à sa candidature, dont 12 au nom du système rotatif, et le Sénégal, pays d'origine du candidat, qui a simplement indiqué ne pas se sentir concerné. Cinq autres nations ont demandé plus de temps pour se prononcer, jugeant le délai de 24 heures trop court.
L'unité africaine, si précieuse soit-elle, ne suffit pas pour réussir dans ce processus. La nomination du Secrétaire général de l'ONU se joue au Conseil de sécurité, dans les couloirs feutrés où les cinq membres permanents et leurs droits de veto font la loi. António Guterres en est la preuve, ayant obtenu le poste en 2016 malgré une Europe divisée.
Macky Sall semble bien connaître les équilibres géopolitiques qui comptent dans ce type de processus. Sa candidature cherche des appuis internationaux, qui restent le véritable levier pour réussir. Mais cette candidature cristallise également un défi plus large : l'Afrique est-elle capable de parler d'une seule voix quand l'enjeu est mondial ?
La réponse à cette question est complexe et dépend de nombreux facteurs. Cependant, il est clair que l'unité africaine est indispensable pour peser dans les décisions mondiales. La candidature de Macky Sall à la direction de l'ONU est un test pour l'Afrique, qui doit montrer sa capacité à parler d'une seule voix et à défendre ses intérêts communs.
La candidature de Macky Sall à la direction de l'ONU est un défi pour l'Afrique, qui doit montrer sa capacité à parler d'une seule voix et à défendre ses intérêts communs.