Macky Sall à l'ONU
L'ancien président sénégalais candidat au poste de secrétaire général
Le président sénégalais Macky Sall a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU. Cette décision a suscité des réactions dans l'espace médiatique africain, notamment avec le soutien de plusieurs anciennes vedettes du football africain. Mais quels sont les réels enjeux de cette candidature ?
Les anciens internationaux Yaya Touré, Emmanuel Adebayor et Alexandre Song ont publiquement exprimé leur appui à l’ancien président sénégalais, estimant qu’il dispose de l’envergure diplomatique nécessaire pour diriger l’organisation. Cependant, l’analyse du fonctionnement institutionnel de l’ONU et des précédentes désignations montre que ce type de lobbying symbolique n’a pratiquement aucun impact réel sur l’issue du processus.
Le mode de désignation du secrétaire général de l'ONU est en effet très spécifique. Contrairement à une élection politique classique, le poste n’est pas attribué par un vote populaire ni par une campagne d’opinion. Le choix est d’abord décidé au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, composé de quinze États membres dont cinq permanents disposant d’un droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Ce mécanisme institutionnel signifie que la décision repose essentiellement sur des négociations entre les États membres et non sur l’opinion publique. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont un pouvoir considérable dans la désignation du secrétaire général, et un seul veto suffit à mettre fin aux chances d’un candidat.
Il est donc important de considérer les véritables enjeux de la candidature de Macky Sall et les défis qu’il devra relever pour convaincre les États membres de l’ONU de son leadership et de sa vision pour l’organisation.
La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l'ONU sera un test de sa capacité à négocier et à convaincre les États membres de l'organisation.