Présidentielle 2024
La vérité sur le récépissé de Pastef
Lors de l’Assemblée générale de la coalition Diomaye Président, le président Bassirou Diomaye Faye a évoqué le « récépissé de Pastef » pour expliquer les conditions de sa participation à l’élection présidentielle de 2024. Cette affirmation a suscité des interrogations sur sa validité juridique. Qu’en est-il réellement ?
Le parti PASTEF Les Patriotes a été officiellement dissous par décret présidentiel le 31 juillet 2023, quelques mois avant la présidentielle. Cette dissolution a entraîné la perte de personnalité juridique du parti, l’empêchant ainsi de présenter légalement un candidat. Le décret, signé par l’ancien président Macky Sall, a été contesté devant les juridictions sénégalaises, mais ses effets ont été maintenus jusqu’à son abrogation le 27 mars 2024, soit trois jours après l’élection.
Selon le Code électoral sénégalais, un candidat ne peut être investi que par un parti ou une coalition légalement constitués et titulaires d’un récépissé valide. Dans ce contexte, Pastef ne pouvait légalement fournir ce document avant son rétablissement.
C’est donc la création de la coalition Diomaye Président qui a permis à Bassirou Diomaye Faye de concourir et de remporter l’élection. Sur le plan juridique, la position du président Faye est donc fondée.
Entre le 31 juillet 2023 et le 27 mars 2024, le parti Pastef n’existait pas légalement et ne pouvait soutenir une candidature. Cette explication met fin aux spéculations sur la participation de Bassirou Diomaye Faye à l’élection présidentielle de 2024.
La vérité sur le récépissé de Pastef est donc révélée, confirmant la cohérence de la déclaration du président Faye.