Présidentielle au Congo
Faible affluence à Brazzaville, abstention massive prévue
Le vote pour la présidentielle a débuté au Congo-Brazzaville, avec une faible affluence dans les bureaux de vote. Le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, semble parti pour remporter un nouveau mandat. Mais l'abstention pourrait être massive, compte tenu du boycott des principaux partis d'opposition.
Les électeurs étaient rares dans les bureaux de vote qui ont ouvert dimanche matin à Brazzaville. Le réseau internet et téléphone est coupé depuis l'aube et les rues sont désertes, la circulation étant interdite aux véhicules. Seuls des véhicules de l'armée ou la police arpentent les allées vides où de rares badauds se risquent sous un ciel plombé.
Denis Sassou Nguesso a dirigé le pays d'Afrique centrale riche en hydrocarbures de 1979 à 1992, au temps du parti unique, avant de reconquérir le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile à Brazzaville. Il avait été réélu au premier tour en 2021 avec 88,40% des suffrages, selon la Cour constitutionnelle, et malgré les recours de ses opposants.
Six candidats, peu connus ou sans réelle assise politique, se présentent dimanche face à Denis Sassou Nguesso, sans grandes chances d'empêcher sa réélection pour un nouveau quinquennat dès le premier tour. Les principaux partis d'opposition ont annoncé boycotter le scrutin, n'estimant pas remplies les conditions d'une élection libre et transparente.
L'élection est menacée par une forte abstention, selon les observateurs. Plusieurs bureaux de vote visités par l'AFP dimanche matin n'avaient pas reçu l'intégralité de leur matériel électoral à 07H00 heure
La présidentielle au Congo-Brazzaville s'annonce comme une formalité pour Denis Sassou Nguesso, mais l'abstention massive pourrait entacher la légitimité de son élection