Procès Pastef
Tension judiciaire à Pikine-Ouest
Un procès opposant deux responsables du parti Pastef a dégénéré, mettant en lumière les rivalités internes. Dieumb Mboup, enseignante et conseillère municipale, est accusée de diffamation et d'injures. Le conflit trouve son origine dans un transfert d'argent accompagné d'insultes.
La guerre des nerfs qui secoue la coordination locale de Pastef à Pikine-Ouest a pris une tournure judiciaire. Dieumb Mboup, enseignante de 41 ans et conseillère municipale, a comparu mardi devant le tribunal de Guédiawaye pour diffamation et injures non publiques, à la suite d’une plainte déposée par son camarade de parti, Abdou Diallo, délégué médical.
L’audience a mis en lumière la montée en tension des rivalités internes, exacerbées par les réseaux sociaux. Le conflit trouve son origine dans un transfert d’argent accompagné d’insultes. Selon le récit d’audience, Abdou Diallo aurait envoyé 5 000 FCFA à Dieumb Mboup via Wave avec le message : « Regarde ton Wave, je t’ai envoyé 5 000 FCFA, sale griotte. »
La conseillère municipale a expliqué que ce geste était perçu comme une provocation humiliante et socialement connotée, doublée de propos méprisants : « Guewelou h… (maudite griotte) ». La tension s’est rapidement amplifiée avec la diffusion d’audios virulents dans plusieurs groupes WhatsApp du parti, comptant plus de 200 membres.
Abdou Diallo a présenté au tribunal une clé USB contenant ces enregistrements pour étayer sa plainte. Il accuse Dieumb Mboup de l’avoir diffamé en affirmant qu’il aurait séquestré le maire Cheikh Diop pour obtenir un poste à la FERA.
Le procès a mis en lumière les rivalités internes du parti Pastef et les conséquences de l'utilisation des réseaux sociaux pour régler des comptes personnels.