Recours du Sénégal devant le TAS : la CAF accusée par les avocats de la FSF d’un “attentat aux droits de la défense”
La riposte s’organise. Au lendemain du dépôt officiel du recours du Sénégal devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le 25 mars, le pool d’avocats chargé de défendre les intérêts de la Fédération s
La riposte s’organise. Au lendemain du dépôt officiel du recours du Sénégal devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le 25 mars, le pool d’avocats chargé de défendre les intérêts de la Fédération sénégalaise de football (FSF) est monté au créneau lors d’une conférence de presse tenue en France, en présence du président de la FSF, Abdoulaye Fall. Composé de figures de renom – Me Aly Fall, Me Seydou Diagne, Me Juan de Dios Crespo Perez, Me Serge Vittoz, Me Moussa Sarr et Me Pierre-Olivier Sur – ce collectif n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme une dérive grave de la Confédération africaine de football (CAF). Coordinateur du pool, Me Seydou Diagne a livré une charge d’une rare virulence contre la décision de la chambre d’appel de la CAF. Selon lui, cette décision “ne peut même pas être considérée comme une vraie décision de justice sportive”, la qualifiant tour à tour de “grossière”, “absurde” et “irascible”. Plus grave encore, il dénonce “une atteinte inadmissible et intolérable aux droits fondamentaux” du Sénégal. Dans un récit glaçant des coulisses de la procédure, l’avocat évoque une audience chaotique, expédiée en quelques minutes, sans respect du contradictoire. “Nous avons vécu une véritable pièce de théâtre”, lance-t-il, dénonçant une audience interrompue sans notification claire, au point que les avocats sénégalais auraient appris sa clôture… par leurs adversaires. “C’est abracadabrantesque”, insiste-t-il. Pour Me Diagne,