Requiem pour l'éthique sportive, le Senegal perd sa CAN sur décision de la CAF. Le Maroc gagne la nouvelle CAN (Comédie d'Afrique des Nations)
Vous tranchez dans le vif, le mépris en bandoulière et l'arrogance au bout de la plume, dans une parodie de justice qui n'honore ni le sport, ni l'Afrique. Alors que vous orchestrez ce braquage instit
Vous tranchez dans le vif, le mépris en bandoulière et l'arrogance au bout de la plume, dans une parodie de justice qui n'honore ni le sport, ni l'Afrique. Alors que vous orchestrez ce braquage institutionnel, sur fond de règlements exhumés et de calculs d'alcôve, vous semblez ignorer une vérité fondamentale : le football n'est pas votre propriété privée, et les supporters sénégalais ne sont pas vos faire-valoir. Ce n'est pas la compétence qui vous fait défaut, c'est l'honneur. La manipulation des textes sans la morale n’est qu’une forme sophistiquée de banditisme administratif. Vous jouez les grands clercs, vous manipulez les trophées pour des équilibres obscurs, pendant que le mérite sportif s'effondre et que la jeunesse du continent observe, incrédule, ce hold-up en col blanc. L’anachronisme de votre forfait confine au délire : prétendre réécrire l’épilogue d’une épopée deux mois après que les larmes de joie ont séché et que les médailles ont trouvé leur foyer, relève d’une gymnastique temporelle purement lunaire. On ne refait pas le match dans le silence des bureaux une fois que la ferveur populaire est rentrée chez elle. En exhumant vos paragraphes après soixante jours de mutisme, vous ne rendez pas le droit, vous insultez la montre et la mémoire. Le temps du sport est celui de l'instant ; votre temps, lui, est celui de la manipulation différée. C’est une insulte à l'intelligence que de voir ceux qui se portent garants de l'équité s’enfoncer dans les bas-fonds de l'arbit