Tariq Ramadan jugé
18 ans de prison requis pour viols présumés
Le parquet général de Paris a requis 18 ans de prison pour Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes. Le procès se poursuit en son absence. L'islamologue suisse est accusé de crimes graves.
Le parquet général de Paris a requis, ce mardi 24 mars 2026, une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé pour des accusations de viols sur trois femmes. Cette réquisition intervient dans le cadre d’un procès entamé le 2 mars devant la Cour criminelle. Âgé de 63 ans, l’accusé ne s’est pas présenté à l’audience de ce mardi.
En conséquence, la juridiction a décidé de délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. Cette décision marque un tournant dans la procédure, alors que le procès se poursuit désormais en son absence. Sur le plan médical, les experts mandatés dans le cadre de l’instruction ont estimé que l’état de santé de Tariq Ramadan, atteint de sclérose en plaques, était compatible avec une comparution devant la justice.
Les avocats de l’accusé ont vivement contesté cette appréciation, dénonçant ce qu’ils qualifient de « parodie de justice ». En signe de protestation, ils ont quitté la salle d’audience, marquant leur désaccord avec les conditions dans lesquelles se déroule la procédure. Outre la peine de réclusion criminelle, le parquet général a également requis une interdiction définitive du territoire français à l’encontre de l’accusé, une mesure qui s’appliquerait à l’issue de l’exécution de sa peine, en cas de condamnation.
Le procès de Tariq Ramadan suscite beaucoup d’attention médiatique et soulève des questions sur la justice et la procédure pénale.
Le procès de Tariq Ramadan est un exemple de la complexité de la justice pénale.