Violence carcérale à Mbour : Il accuse son codétenu de lui avoir volé son téléphone et son «yamba», puis lui lacère la mâchoire
La Maison d’arrêt et de correction de Mbour a été le théâtre d’une scène d’une extrême brutalité, révélatrice des tensions qui règnent en milieu carcéral. Un différend autour d’un téléphone portable e
La Maison d’arrêt et de correction de Mbour a été le théâtre d’une scène d’une extrême brutalité, révélatrice des tensions qui règnent en milieu carcéral. Un différend autour d’un téléphone portable et de stupéfiants a dégénéré en une agression sanglante, frôlant le drame. D’après les informations du quotidien L’Observateur, les faits remontent à la semaine dernière, dans la chambre 14 de l’établissement pénitentiaire, où deux codétenus, A. Ndao et B. Diouf, partageaient un espace déjà marqué par la promiscuité et les tensions quotidiennes. Une dispute sur fond de vol présumé Tout commence lorsque A. Ndao constate la disparition de ses effets personnels : son téléphone portable et onze cornets de chanvre indien, communément appelé « yamba ». Soupçonnant ses compagnons de cellule, il entreprend des fouilles et affirme retrouver son téléphone dans les affaires de B. Diouf. La découverte déclenche immédiatement une violente altercation. Les deux hommes en viennent aux mains, sous le regard des autres détenus, contraints d’intervenir pour éviter le pire. Une vengeance préméditée en pleine nuit Si le calme semble revenir après l’incident, A. Ndao ne digère pas l’affront. Dans la nuit, vers 3h45 du matin, il passe à l’acte. Selon L’Observateur, il se lève discrètement, muni d’un morceau de carreau cassé qu’il aurait préparé à l’avance, transformé en arme tranchante. Il s’approche de B. Diouf, endormi, et lui lacère violemment la mâch