Wydad et Afrique du Sud
Deux jurisprudences qui ne condamnent pas le Sénégal
La décision de la CAF de donner le titre au Maroc a déclenché de nombreuses controverses et comparaisons sur les réseaux sociaux. Les exemples de Wydad et d'Afrique du Sud-Sénégal en 2018 sont souvent évoqués pour influencer une éventuelle décision des instances. Mais sont-elles vraiment comparables ?
La jurisprudence Wydad est souvent citée, mais les faits sont différents. Le club marocain avait refusé de reprendre le jeu après un incident lié à l’arbitrage, ce qui a conduit l’arbitre à constater l’absence de l’équipe sur la pelouse et à appliquer les articles 82 et 84 du règlement. Or, dans la situation actuelle, le Sénégal est bien revenu sur le terrain après l’interruption, et cela dans un délai d’environ six minutes.
L’autre comparaison fréquemment avancée est celle du match Afrique du Sud-Sénégal disputé en 2016 et rejoué en 2017 après décision de la FIFA. L’arbitre avait accordé un penalty imaginaire à l’Afrique du Sud, avant que des enquêtes ne révèlent qu’il avait été corrompu. La FIFA avait alors annulé le résultat, sanctionné l’arbitre à vie et ordonné la reprise du match. Mais cette situation est également très différente de la situation actuelle.
Les règlements et les faits doivent être examinés de manière approfondie avant de prendre une décision. Les instances doivent considérer les éléments spécifiques de chaque situation et ne pas se laisser influencer par des comparaisons approximatives.
Il est important de noter que les décisions des instances doivent être fondées sur les règlements et les faits, et non sur des précédents qui ne sont pas pertinents. Le Sénégal a le droit de contester la décision de la CAF et de demander une révision de la situation.
La situation est complexe et nécessite une analyse approfondie des faits et des règlements pour prendre une décision équitable.