Grève des enseignants / Sonko ferme sur les ponctions salariales: « Personne ne peut nous mettre à l’usure »
S'exprimant lors de la cérémonie de clôture du 9e anniversaire du MONEP, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu un message sans ambiguïté aux syndicats d'enseignants : l'État appliquera les retenues
S'exprimant lors de la cérémonie de clôture du 9e anniversaire du MONEP, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu un message sans ambiguïté aux syndicats d'enseignants : l'État appliquera les retenues sur salaires pour les jours de grève, conformément aux textes en vigueur, mais aucun fonctionnaire n'ayant pas débrayé ne sera injustement ponctionné. Il a également réaffirmé l'engagement du gouvernement à réformer en profondeur le système de rémunération de la fonction publique. C'est dans une salle visiblement tendue qu'Ousmane Sonko a pris la parole, ce vendredi, à l'occasion du 9e anniversaire du Mouvement national des enseignants patriotes (MONEP). Face aux délégués syndicaux, le chef du gouvernement n'a pas cherché à ménager son auditoire. Ses premiers mots ont d'emblée fixé le ton : « Moi, voilà ce que je veux : vous le ferez, ou j'arrête les enseignements. » Une entrée en matière abrupte, qui résume l'état des relations entre l'exécutif et une partie du corps enseignant depuis plusieurs mois. Un bilan défendu, une réforme promise Sur le fond, le Premier ministre a d'abord rappelé les avancées accomplies. Affirmant que le gouvernement a rempli « plus de la moitié des engagements » pris envers le secteur de l'éducation en seulement deux ans sur un mandat de cinq ans, il a rejeté les injonctions des syndicats réclamant des réformes immédiates. « Sur un mandat de cinq ans, en deux ans, on a fait plus de la moitié des engagements. Et vous nous dites tout de sui