Guinée-Bissau : L’ONU dénonce le meurtre « brutal » de Vigario Luis Balanta, militant de la société civile
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a exprimé jeudi sa vive indignation après la mort de Vigario Luis Balanta, un militant de la société civile retrouvé mort mardi en Guinée-B
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a exprimé jeudi sa vive indignation après la mort de Vigario Luis Balanta, un militant de la société civile retrouvé mort mardi en Guinée-Bissau. Considéré comme une voix critique du pouvoir en place, son décès intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Dans un communiqué, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Seif Magango, s’est dit « choqué » par ce qu’il a qualifié de « meurtre brutal ». Selon lui, le militant aurait été « apparemment battu à mort ». Il a appelé les autorités bissau-guinéennes à ouvrir « de toute urgence » une enquête « approfondie et impartiale » afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame. La mort de Vigario Luis Balanta, coordinateur du mouvement Po di Terra, a été annoncée mercredi par la Ligue bissau-guinéenne des droits de l’Homme, qui a évoqué un « assassinat ». Le corps du militant a été découvert mardi dans les rizières de Ndam Lero, situées à une trentaine de kilomètres de la capitale Bissau. Selon des témoignages rapportés, le corps présentait de multiples blessures, notamment des traces d’armes blanches ainsi que des impacts de balles à la tête. Ces éléments renforcent les soupçons d’un acte violent ciblé, bien que les circonstances exactes restent à établir par l’enquête. Un climat de répression dénoncé par l’ONU Le Haut-Commissariat de l’ONU a également replacé cette affaire dans un contexte plus large d