Liberté provisoire
Ndèye Seynabou Ndiaye libre sous contrôle judiciaire
Dans un nouveau rebondissement de l'affaire des 125 milliards de FCFA, Ndèye Seynabou Ndiaye, gérante statutaire de la société Woodrose liée à Amadou Sall, a obtenu une mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Cette décision a été rendue le 13 avril 2026 par la Chambre d’accusation financière. L'affaire implique plusieurs personnalités de premier plan et des accusations de grande envergure.
Ndèye Seynabou Ndiaye est poursuivie pour association de malfaiteurs en bande organisée, abus de biens sociaux, blanchiment de capitaux et complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Les faits qui lui sont reprochés porteraient sur un montant estimé à 31 milliards de FCFA. Cette affaire est liée à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) qui a révélé des irrégularités financières importantes.
Le dossier avait connu un premier tournant le 6 novembre 2026, lorsque la Cour suprême avait cassé et annulé l’arrêt n°61 rendu le 6 août 2025 par la Chambre d’accusation financière. Cette décision rejetait alors la demande de placement sous bracelet électronique introduite par ses avocats. La haute juridiction avait ensuite renvoyé l’affaire devant la Chambre d’accusation financière afin de saisir le Conseil constitutionnel sur une exception d’inconstitutionnalité soulevée par la défense.
La liberté provisoire de Ndèye Seynabou Ndiaye intervient après celle d'Abdou Karim Mbacké, dans un contexte où l'affaire des 125 milliards de FCFA continue de faire l'objet de développements judiciaires importants. Les différentes étapes de cette affaire mettent en lumière les complexités du système judiciaire et les défis de la lutte contre la corruption au Sénégal.
L'évolution de cette affaire sera suivie de près par l'opinion publique, compte tenu de l'implication de personnalités de premier plan et de l'ampleur des sommes en jeu. La transparence et l'indépendance du système judiciaire seront cruciales pour garantir que justice soit rendue.
L'affaire des 125 milliards de FCFA continue d'évoluer, avec des implications significatives pour la justice et la transparence au Sénégal.