Nicolas Sarkozy face aux familles des victimes de l’attentat de 1989

mardi 7 avril 2026 TechNova
Nicolas Sarkozy face aux familles des victimes de l’attentat de 1989

L’ancien président français a entamé son interrogatoire devant la cour d’appel de Paris. Au cœur des débats portant sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, les éc

L’ancien président français a entamé son interrogatoire devant la cour d’appel de Paris. Au cœur des débats portant sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, les échanges ont pris une dimension particulière à la suite des témoignages livrés par plusieurs parties civiles. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Nicolas Sarkozy a été confronté mardi à la douleur des proches des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA survenu en 1989. Ces familles, qui déplorent 170 morts dont 54 Français, avaient témoigné la semaine précédente. Elles avaient alors fustigé le " déni " et le " mensonge " des prévenus, exprimant le sentiment que leur voix était " écrasée par la parole de ceux qui ont accès aux micros ". Face à ces accusations, l’ancien chef de l’État a reconnu la légitimité de cette colère, affirmant qu’à leur place, il aurait ressenti un chagrin similaire. Il a toutefois choisi d’y répondre en opposant " la vérité " de son innocence. " On ne répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité ", a-t-il déclaré devant la cour, estimant qu’ "en dire trop c’est de la comédie, en dire pas assez c’est être insensible ". L’accusation soupçonne Nicolas Sarkozy d’avoir laissé ses proches négocier, fin 2005, un financement avec Abdallah Senoussi, ancien dignitaire libyen condamné à perpétuité pour son rôle dans l’attentat de 1989. Ce soutien financier aurait été accordé en échange d’interventions politiques en faveur de ce responsabl