Réforme électorale au Sénégal
Bougar Diouf met en garde contre les risques constitutionnels
La proposition de loi visant à modifier le Code électoral sénégalais déposée par le groupe parlementaire PASTEF -Les Patriotes, continue de susciter des réactions. Bougar Diouf, président de la Coalition Défense des Valeurs et des Fondamentaux Républicains, exprime ses réserves sur le texte. Il met en garde contre les risques constitutionnels et les implications juridiques de cette réforme.
La proposition de loi vise à modifier la loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, notamment ses articles L.29, L.30 et L.10. Elle prévoit, entre autres, la limitation des cas d’inéligibilité à certaines infractions, l’instauration d’une durée maximale de cinq ans après l’exécution de la peine. Cependant, Bougar Diouf estime que cette réforme pourrait porter atteinte aux principes démocratiques et à la confiance des citoyens dans les institutions.
Il a insisté sur la nécessité de préserver l’exemplarité et la confiance des citoyens dans les institutions. « La démocratie ne se résume pas au droit d’être candidat, elle exige aussi l’exemplarité », a-t-il affirmé. Il a également estimé qu’« une loi électorale doit protéger la République, pas s’adapter aux circonstances politiques ».
La réaction de Bougar Diouf intervient alors que la proposition de loi est examinée par les députés. Il s’adresse notamment au président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, et au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, pour les mettre en garde contre les risques de cette réforme. « On ne réforme pas les règles du jeu électoral pour régler des situations particulières », a-t-il déclaré.
La controverse autour de cette proposition de loi soulève des questions sur la démocratie et les principes républicains au Sénégal. Les citoyens attendent avec intérêt la suite de ce débat et les décisions qui seront prises par les députés.
La réforme électorale au Sénégal doit être examinée avec prudence pour préserver les principes démocratiques et la confiance des citoyens.