Starlink, wifi communautaire : la promesse présidentielle rattrapée par le régulateur( Par Alioune BA Spécialiste en Ethique de l’IA )
À mesure que le Sénégal s’ouvre aux nouvelles frontières du numérique, une dissonance s’installe. D’un côté, un discours politique volontariste, incarné par le président Bassirou Diomaye Faye, qui pro
À mesure que le Sénégal s’ouvre aux nouvelles frontières du numérique, une dissonance s’installe. D’un côté, un discours politique volontariste, incarné par le président Bassirou Diomaye Faye, qui promet inclusion digitale, démocratisation de l’accès à Internet et souveraineté technologique. Dans son discours à la Nation du 31 décembre 2025, il avait annoncé l’ambition du Sénégal de franchir une nouvelle étape vers la connectivité universelle avec le déploiement d’antennes satellitaires permettant à près d’un million de personnes d’accéder gratuitement à Internet en 2026. C’est ainsi que Starlink a été officiellement reconnu le 4 février 2026, comme fournisseur d’accès Internet (FAI) pour améliorer la connectivité. De l’autre, une mise en garde ferme de Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), qui brandit le bâton juridique face à des pratiques pourtant nées de ce même besoin d’accès. Le télescopage est frontal. Dans un communiqué daté du 31 mars 2026, le régulateur des télécommunications alerte sur la prolifération de «Wifi communautaires», ces réseaux permettant de partager une connexion Internet dans des quartiers ou des zones enclavées. Derrière ces installations, souvent des terminaux de Starlink, solution satellitaire qui promet de contourner les limites des infrastructures classiques. Mais pour l’ARTP, il y a une ligne rouge toute tracée. Fournir un accès à Internet sans licence constitue une infraction pénale. Les sanctions évoquées sont lou