Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, de compagnons de lutte à adversaires politiques ?
Après des mois de tensions révélées sur la place publique, le président sénégalais s'est séparé vendredi soir de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte, le charismatique mais encombrant Ous
Après des mois de tensions révélées sur la place publique, le président sénégalais s'est séparé vendredi soir de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte, le charismatique mais encombrant Ousmane Sonko, élu mardi matin président de l'Assemblée nationale où son parti est largement majoritaire. Empêché de se présenter à l'élection présidentielle de 2024, le bouillonnant leader du parti souverainiste Pastef, Ousmane Sonko, avait dû laisser son numéro 2 et stratège de l'ombre, Bassirou Diomaye Faye, se présenter à sa place : deux ans après, leur tandem n'a pas résisté à l'exercice du pouvoir. Retour sur une rupture annoncée : - Tensions publiques - Les tensions avaient commencé à émerger dès juillet 2025 lorsque le volcanique Premier ministre qui n'a jamais perdu sa liberté de ton s'en était vivement pris au président Faye, fustigeant un "problème d'autorité" dans le pays. À la suite de cette sortie, les militants du Pastef avaient inondé de messages hostiles aux publications du président sur les réseaux sociaux, démontrant une fois de plus l'assise populaire de M. Sonko. Depuis, les dissensions s'étaient multipliées. Début mai, le président avait évoqué la « personnalisation excessive » de son Premier ministre au sein du parti au pouvoir et largement majoritaire à l'Assemblée. "Tant qu'il reste Premier ministre, c'est parce qu'il bénéficie de ma confiance", avait-il déclaré dans une interview télévisée. - Poursuites judiciaires - M. Sonko critiquait régulièrement la len