Ghanéens évacués d'AFS
Face aux violences xénophobes, 800 Ghanéens seront rapatriés
Un premier vol de 300 ressortissants ghanéens a quitté l'Afrique du Sud, où des tensions xénophobes et anti-immigrés sévissent. Les rapatriés ont été accueillis à Accra par le ministre des Affaires étrangères. Cette évacuation fait suite à une vague de violences visant les étrangers dans la nation arc-en-ciel.
Le gouvernement ghanéen a décidé d'évacuer ses ressortissants après une série d'attaques xénophobes en Afrique du Sud. Les violences ont visé principalement les commerçants étrangers, accusés de prendre les emplois des Sud-Africains. Les rapatriés ont décrit des conditions de vie difficiles en Afrique du Sud, où ils ont subi des menaces et des agressions.
Le gouvernement ghanéen a promis d'offrir aux personnes évacuées une aide financière pour leur réintégration, ainsi qu'un soutien psychosocial. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a déclaré que les Ghanéens seraient protégés partout dans le monde.
L'Afrique du Sud, économie la plus industrialisée du continent, est une destination attractive pour les migrants en quête d'opportunités économiques. Cependant, la crise économique et le chômage ont exacerbé les tensions xénophobes dans le pays.
Les rapatriés ont exprimé leur gratitude envers le gouvernement ghanéen pour les avoir évacués de la gueule du lion. Ils ont également appelé à une meilleure coopération entre les pays africains pour lutter contre les violences xénophobes.
L'évacuation des Ghanéens d'Afrique du Sud est un exemple de la solidarité africaine en action, mais elle soulève également des questions sur la manière de lutter contre les violences xénophobes dans la région.