Pression sociale et sacrifices pour préparer la Tabaski à Thiès

mardi 26 mai 2026 TechNova
Pression sociale et sacrifices pour préparer la Tabaski à Thiès

À quelques jours de la Tabaski, la pression monte d'un cran dans les foyers sénégalais. À Thiès, comme partout ailleurs dans le pays, les chefs de famille multiplient les efforts pour réunir l'argent

À quelques jours de la Tabaski, la pression monte d'un cran dans les foyers sénégalais. À Thiès, comme partout ailleurs dans le pays, les chefs de famille multiplient les efforts pour réunir l'argent nécessaire à l'achat du mouton, des condiments et des vêtements destinés aux enfants. Entre petits boulots, privations et sacrifices personnels, beaucoup vivent cette période comme une véritable épreuve de force. Une ambiance électrique dès l'aube Ambiance au marché central de Thiès Au marché central de Thiès, l'ambiance est déjà électrique dès les premières heures de la matinée. À 8 heures, commerçants, conducteurs de motos-taxis jakarta, chauffeurs, vendeurs ambulants et autres travailleurs informels sont déjà à pied d'œuvre. Tous partagent le même objectif : maximiser leurs gains pour faire face aux dépenses colossales de l'Aïd el-Kebir. « Je me sacrifie tous les jours » Un panier de légumes en équilibre sur la tête, Aïssatou se dépêche de rejoindre son étal. Veuve et mère de cinq enfants, elle dit vivre une pression permanente à l'approche de la fête. « Actuellement, tous les pères et mères de famille sont sous pression. Chacun cherche de l'argent pour les besoins de la Tabaski », confie-t-elle. Malgré les difficultés, elle affirme avoir déjà sécurisé un mouton, mais il lui reste encore à financer les vêtements de ses filles ainsi que les condiments. « Je me sacrifie tous les jours pour éviter que mes enfants n'envient les voisins », lâche-t-elle. Des sacrifices parfois extrê