Régler les crises mondiales sans l’Afrique est une faute, estime Macron, à la fin du Sommet franco-africain de Nairobi
Vouloir régler les crises internationales sans l'Afrique est une "faute morale et politique", a affirmé mardi, à la fin du Sommet franco-africain Africa Forward de Nairobi, le président français Emman
Vouloir régler les crises internationales sans l'Afrique est une "faute morale et politique", a affirmé mardi, à la fin du Sommet franco-africain Africa Forward de Nairobi, le président français Emmanuel Macron qui a déjà invité son homologue kenyan William Ruto à participer au prochain G7 en France. Au début de la journée, William Ruto, l'hôte du sommet, avait fustigé les inégalités diplomatiques et financières que subit l'Afrique au niveau mondial et réclamé que la "voix" du continent soit prise en compte, notamment au Conseil de sécurité des Nations Unies. "L'Afrique ne réclame pas de privilèges mais de l'équité", a lancé M. Ruto à la tribune, en présence d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains, au lendemain d'une première journée consacrée aux entrepreneurs, à la jeunesse et au sport. Il est "indéfendable qu'un continent de près d'1,6 milliard de personnes" et "de 54 Etats souverains (...) reste exclu d'une représentation permanente au Conseil de sécurité" de l'ONU. "Se dire qu'on parle du règlement ou de la capacité à régler les crises avec les grands dirigeants du monde sans avoir l'Afrique, c'est en soi une faute morale et politique", a approuvé M. Macron à la fin de ce sommet franco-africain organisé pour la première fois dans un pays anglophone. Au prochain G7, organisé mi-juin à Evian, dans le centre-est de la France, "nous voulons (...) qu'il y ait un représentant du continent africain, une voix africaine qui soit présente quand on va parler de