Sénégal : Réaction du Palais
Après l'installation d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale
Le Sénégal vit des moments de fortes tensions politiques. Récemment, une information a circulé sur une saisine présumée du Conseil constitutionnel par le président de la République. Mais le Palais réagit et dément cette rumeur. Qu'en est-il réellement ?
Une information publiée par le journal Les Échos a fait état d’une supposée saisine du Conseil constitutionnel par le président Bassirou Diomaye Faye au sujet de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Cette hypothèse a été immédiatement démentie par la Présidence de la République, qui parle d’une information « dénuée de tout fondement ».
La rumeur d’une intervention directe du chef de l’État dans le dossier de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’hémicycle a rapidement alimenté les débats. Selon la version initialement relayée, le président Bassirou Diomaye Faye aurait saisi le Conseil constitutionnel afin d’obtenir un arbitrage sur la conformité de la réintégration de son ancien Premier ministre devenu président de l’Assemblée nationale.
Face à l’ampleur de la polémique, la Présidence de la République a réagi par la voix de son porte-parole, Me Abdoulaye Tine. Ce dernier a catégoriquement rejeté l’information, affirmant : « Aucune saisine du Conseil constitutionnel n’a été opérée par le président de la République sur ce sujet à ce jour. Les informations contraires qui circulent sont dénuées de tout fondement. »
Cette clarification de la position de l’exécutif vise à couper court à toute interrogation sur les intentions du président, tout en maintenant la pression sur le gouvernement pour qu'il gère efficacement les relations avec les autres branches du pouvoir.
Le démenti apporté par la Présidence de la République devrait apaiser les esprits, mais la situation politique demeure tendue au Sénégal.